En allant voir marraine ce matin, un monsieur d'un certain âge sortait de sa voiture et j'ai pensé à toi, comme souvent.
J'ai repensé aux dimanches quand toi et marraine veniez. L'astra bordeau sur le parking et souvent vous apportiez de la tarte, on faisait du café. Et tu demandais presque toujours "Qwè dnew à Onway".
Tu me disais souvent que j'étais une jolie jeune fille.
Il parait que c'est la vie. On va voir marraine, ta chaise est vide, j'ai l'impression que tu vas arriver en disant "qu'est c'que vo v'lo bwère". Mais tu ne viens pas... on croit qu'avec le temps cette impression va disparaître, mais non.
Je regarde la maison, je vois marraine, mais tu manques à l'image que je me fais toujours de Petit-Doiche.
Je n'aime pas remettre les vidanges dans le garage car il est vide.
Je ne peux toujours pas me faire à l'idée que tu n'es plus là parce que j'ai l'impression qu'hier tu étais encore là.
Le temps passe mais je n'oublie rien.
Tu es parti trop tôt... je suis dans les plus jeunes de la famille. C'est comme si je n'avais pas pu profiter de ta présence assez longtemps.